"nouvellesociologie" est un blog pour étudiants et chercheurs en sciences sociales et humaines.il traite non seulement des informations socio-politiques,des sujets de recherches en sociologie,anthropologie,philosophie mais aussi,analyse des points vues et courants de pensées des auteurs de ces différentes disciplines scientifiques.en bref il s'agit d'une patte forme d'expression pour ceux qui se retrouvent.
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Les liturgies politiques est un ouvrages de Claude rivière paru à paris aux presses universitaire de France en 1988. Dans cet ouvrage la question de fond se pose en termes de ritualisation de la vie politique. En effet, constatant avec assurance et suffisance ,non comme ses contemporains ,une omniprésence dans le champ politique ,d’une série d’actes solennels, répétitifs et codifiés ,d’ordre verbal ,gestuel et postural, à « forte charge symbolique »,selon ses mots ,l’auteur y cherche l’entendement dans une analyse de la place et de la fonction des liturgies, rites et symboles ,dans certaines sociétés d’Europe occidentale, d’Europe orientale ,d’Amérique du nord et d’Afrique. Repartie donc en quatre chapitres théoriques constituant une synthèse digne d’anthologie sur les rituels séculiers ,l’auteur dans cet ouvrage évite toutes positions réductrices et les définitions ou classifications trop faciles ; cet anthropologue africaniste posent comme exemples dans cet ouvrage un certain nombre d’événement et de cérémonies telles que les fêtes d’ancien et nouveau régime en France, des grandes manifestations totalitaires (nazies ou staliniennes), des rites contemporains célébrés dans les démocraties occidentales et des systèmes politiques africains postcoloniaux .
La ritualisation du politique est un champ d’études laissée en friche par les politologues qui l’estiment peu ou pas essentiel de peur de plonger dans l’artifice ou la propagande ; l’auteur dit a la page 135 de son ouvrage « si la politologie a quasiment négligé le problème de la ritualisation du politique ,sans doute c’est parce qu’elle l’estiment non essentiel a la compréhension de son objet. Et là, les politiciens ritualisent le plus la vie politique, il est trop tabou d’analyser ce mode extérieur de renforcement d’un régime qui évoque trop le forcing des consciences ,le jeu d’illusions ,l’artifice de la propagande. Ne se peut-il pas aussi que le relatif silence des politologues provienne de ce qu’ils ne disposent pas des clés d’analyse à chercher dans les boites outils du sociologue ,de l’ethnologue ,de l’historien des religions ? » . Ainsi que l’on y entre par le biais du politique ou du religieux ,de la sociologie ou de l’ethnologie, on débouche nécessairement sur une anthropologie du rituel ; c’est en fait dans cet idée que s’inscrit la réflexion de Claude rivière dans cet ouvrage les liturgies politiques .En effet cet ouvrage propose quelques analyses sur le thème du rituel ,tout en stimulant un questionnement renouvelé sur les points précis portant sur les manœuvres et le folklore orchestré ça et là durant certaines célébrations officielle et administratives.
Fort d’un important capital de lecture et de riches expérience africaines ,l’auteur propose d’abord un parcours historiques a travers les formes des liturgies politiques : des sacres des rois aux fêtes révolutionnaires, de la consécration de la république française (14 juillet) et la célébration de la fêtes du travail ( 1er MAI) aux liturgies du national-social et du communisme, sans oublier les rites nationaux des pays d’occidents et d’Afrique. L’ensemble de cet ouvrage est marqué par quelques idées forces.
D’abord le sacré est posé comme une dimension anthropologique fondamentale qu’on ne peut réduire à des religions instituées. Ainsi ? partant de l’idée durkheimienne selon laquelle la force religieuse est le sentiment que la collectivité inspire à ses membres et qui pour s’objectiviser ,se fixe sur un seul objet sacré ,l’auteur se demande si la force politique ne peut se substituer à cette idée. Les liturgies politiques apparaissent souvent comme le corollaire ou produit de la sécularisation. Il faut dès lors manier avec prudence le concept de « transfert » du religieux au politique. L’auteur s’interroge sur le fait de savoir si la religion politique est-elle toujours une réponse à une perte de foi ? Et si les rites politiques ne sont-ils que la réplique des religieux ? Si entre les et les autres, un jeu de similitudes et de différence mérite d’être souligné.
Deuxièmement, une pertinente remise en question du rapport mythe ou idéologie /et rites : les rites n’étant plus considérés comme une simple réactualisation du mythe. Le sacré aurait ainsi le sens qu’on lui suppose à partir de son extériorité, existant pour nous en fonction de sa manifestation hiérophantiques. une critique nécessaire de l’optimisme sociologique de certains ; la sociabilité est pensée comme conflictuelle, imprégnée non seulement d’imaginaire mais aussi d’idéologique contrôlant et informant . Son effervescence, en rien transgressive, respecte des principes et des codes. A cet égard, une rupture de la polarisation classique entre sacré et profane permettrait donc de percevoir une forme de sacralisation à l’intérieur du quotidien et de la pratique collective. N’ya-t – il vraiment pas de différence radicale entre le sacré du religieux et du séculier, les deux étant associés aux domaines du préservé, du réservé, du soi-disant légitime indubitable ?
Même si le livre contient quelques accent fonctionnalistes, Claude rivière propose une remarquables perspective nuancée à ce propos : Les participant sont-il dupent des litanies des hommes politique ? Désormais les investigations doivent préciser les décalages entre expressions des symboles et réalisation effective du proclamé ainsi que les implications psychologiques sur l’effectivité des uns et des autres.
En véritables innovateur, l’auteur consacre un chapitre à l’étude sociologique de la genèse du rituels, des mécanismes de déclin et de vitalité, mais aussi des causes et types de transformations motivées par le contexte ou la fragilité structurale du rite. Doublés de l’objet du rite qu’ils voilent et dévoilent, les symboles politiques font l’objet du dernier chapitre. Drapeaux, sanctuaires, slogans… héros reçoivent une attention particulière. Sous tendu par un style qui mêlé la clarté a la compacité, l’humour à la poésie, cet ouvrage constitue l’une des meilleurs analyses du phénomène rituel, d’autant plus que C. rivière ne se borne pas à souligner un manque réel du point de vue scientifique, mais propose une grille d’analyse dont l’intérêt ne pourrait souffrir d’une façon ou d’une autre ,d’un certains discrédit
En définitive, les liturgies politiques se situe dans le sillage d’interrogations soulevés par certains scientifiques qui, comme lui ont vécu dans leur recherche la double nécessité du comparatisme et de l’interpénétration des sciences sociales. De fait elle rencontre les préoccupations de ceux qui ,aujourd’hui ,tentent d’aborder l’idée de culture politique a partir des enseignement de l’anthropologies politique et de l’histoire sociale afin d’en éliminer les scories normatives et occidentalo-centristes qui marquaient un peu trop les travaux américains des années 1960. Elle ne peut donc qu’être bien accueillie du coté de la science politique mieux encore de la sociologie politique. Toutefois et nonobstant ces considérations épistémologiques promotrice, il sera important de noter que, de l’analyse fait de cet ouvrage, il ressort que